Après les personnes agées qui gravissent l'Everest (ici) et les personnes souffrant d'un handicap moteur qui traversent les Alpes de la Slovénie à Menton (là), voici le paraplégique qui se farci le Col du Mont-Blanc !

Jean-Yves Michellod souffre d'une paraplégie. Il a subi un accident qui lui a quasiment retiré l'usage de ses jambes. Ils doit maintenant se déplacer en béquilles.

Le 5 mai, il est monté  avec ses béquilles jusqu'en haut du sommet du Mont-Blanc en deux jours. Ensuite, il s'est assis dans son ski-bob et a descendu la face nord...

C'est pas beau ça ?



Vous allez commencer à croire que je fais une fixation sur ceux que l'on appelle "handicapés"... et vous aurez raison ! En réalité, je suis très content dès que j'apprends qu'une personne dite "handicapée" arrive à battre SON défi. Cela ne fait que me convaincre qu'il ne faut plus dire "handicapé" mais "personne souffrant d'un handicap" (ou autre).

Et non, cela n'est pas équivalent à "technicien de surface" pour "femme de ménage" ! Il s'agit ici de permettre à la personne d'être considerée autrement que par son handicap, de prendre en compte ce handicap dans ce que vit la personne, mais pas de la bloquer dans celui-ci.

Pour moi, le fait que Jean-Yves Michellod, souffrant d'un handicap, arrive à monter en béquilles jusqu'en haut du Mont-Blanc (ce que je serais incapable de faire !) prouve qu'il a su s'adapter à son handicap et aller plus loin.
Mais, n'est ce pas ce que nous faisons tous avec nos handicaps ?

Si l'on considère que nous avons tous des handicaps, alors nous sommes tous handicapés :-). Du coup, en toute logique, cela change beaucoup de choses. Par son exploit, Jean-Yves Michellod ne prouve pas que les handicapés sont capables aussi de se dépasser, mais que l'être humain, malgré ses différents handicaps, peut se dépasser !